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Guide complet · Murder party

Comment créer une murder party ? Le guide complet

Écrire le crime avant les personnages, donner un secret à chaque suspect, semer des indices qui n'accusent qu'une personne. Nos concepteurs vous montrent comment faire, scénario d'exemple compris.

Par L'équipe de conception GeoGaming · 21 octobre 2026

Deux joueurs en chapeau et trench-coat consultent un téléphone sur une place pavée, pendant une enquête en ville

En bref

Une murder party est un jeu d'enquête où un groupe doit découvrir qui a commis un crime imaginaire en recoupant indices, témoignages et alibis. Pour en créer une, on écrit d'abord la solution et la chronologie du crime, puis quatre à six suspects qui ont tous quelque chose à cacher, et enfin des indices qui ne laissent qu'un coupable possible. Elle se joue en soirée, chaque invité incarnant un personnage, ou en ville et sur smartphone, les joueurs devenant les enquêteurs.

  1. 1 Écrire la solution. Fixez la victime, le coupable, le mobile, l'arme, le lieu et la chronologie du crime avant tout le reste.
  2. 2 Créer les suspects. Donnez à quatre à six personnages un mobile, un alibi, un secret et un mensonge.
  3. 3 Semer les indices. Répartissez objets, témoignages et documents de sorte qu'une seule déduction tienne.
  4. 4 Découper la partie en actes. Prévoyez trois actes, chacun fermé par une révélation qui déplace les soupçons.
  5. 5 Choisir le terrain. Une salle suffit pour une soirée à rôles ; une enquête en ville demande un lieu par témoin.
  6. 6 Faire relire puis jouer à blanc. Vérifiez qu'un lecteur extérieur trouve le coupable avec les seuls indices, puis faites jouer un groupe test.
  7. 7 Mener la partie. Installez l'ambiance dès l'accueil, distribuez les révélations au bon moment et soignez la scène finale.

2 h à 3 h de jeu

Durée

8 à 20 en rôles, des dizaines en enquête

Joueurs

Adultes, équipes, ados dès 13 ans

Public

Surtout de l'écriture, quelle que soit la version

Préparation

Vous préférez nous le confier ?

Nos concepteurs créent votre murder party de A à Z, en version digitale, physique ou hybride.

Parler à un concepteur

Qu’est-ce qu’une murder party ?

Une murder party est un jeu d’enquête en groupe autour d’un meurtre fictif : les joueurs ont deux à trois heures pour trouver le coupable, son mobile et son arme. On l’appelle aussi soirée enquête ou soirée meurtre et mystère.

Le principe est vieux comme les romans d’Agatha Christie. Un dîner, un manoir, un cri dans la bibliothèque. Tout le monde avait une raison d’en vouloir à la victime, personne ne dit toute la vérité, et c’est en écoutant les autres qu’on finit par voir l’incohérence. Là où un escape game fait travailler la logique sur des cadenas et des codes, la murder party la fait travailler sur des gens. On se méfie de son voisin de table, on change d’avis à chaque révélation, et le moment où le coupable est démasqué fait toujours du bruit.

On en croise deux grandes familles, et le choix entre les deux dépend surtout de la taille de votre groupe.

Soirée à rôlesEnquête grandeur natureEscape game extérieur
Qui joue quoiChaque invité incarne un suspectLes joueurs sont les enquêteurs, en équipesUne équipe en mission
Les suspectsLes joueurs eux-mêmesDes comédiens, ou des personnages dans l’applicationPeu présents
OùUne salle, une maison, un gîteUn domaine, un quartier, une villeUn quartier, un parc, un site
Ce qui fait avancerLes conversations et les mensongesLa déduction à partir des indicesLes énigmes et le chrono
Taille du groupe8 à 20 joueursDe quelques équipes à plusieurs dizaines2 à 6 par équipe

La soirée à rôles est celle des anniversaires et des week-ends entre amis. L’enquête grandeur nature convient mieux aux séminaires, aux soirées d’entreprise et aux événements ouverts au public, parce qu’elle accueille un groupe nombreux sans distribuer quarante rôles. Elle peut se jouer dans une salle, dans le parc d’un château ou dans les rues d’une ville, chaque témoin attendant les enquêteurs dans son propre décor.

Une murder party sur smartphone, sur papier, ou les deux ?

La version se décide avant d’écrire le premier suspect, car elle change la façon dont les joueurs reçoivent les témoignages : par un écran, par un livret ou par un comédien.

Murder party en version 100 % digitale

Tout se joue dans l'application

Les équipes enquêtent sur leur téléphone. Chaque lieu fait apparaître un témoin ou une pièce à conviction, les suspects parlent en vidéo, en audio ou dans des bulles de dialogue avec leur portrait, et la partie se termine quand l'équipe saisit son accusation dans l'application.

Atouts

  • Ni comédien ni décor à prévoir
  • Autant d'équipes que vous voulez, en ville comme dans un domaine
  • Chaque indice arrive au bon endroit, au bon moment
  • Le classement entre équipes s'affiche à l'arrivée

À prévoir

  • Un téléphone chargé par équipe
  • Des témoignages bien écrits et bien enregistrés, car ce sont eux qui font exister les suspects

Idéal pour : un séminaire, un team building en ville ou une enquête jouable toute l'année par le public.

Murder party en version physique

Livret de jeu, accessoires, sans écran

Chaque invité reçoit le livret de son personnage, ou chaque équipe un dossier d'enquête : fiches des suspects, lettres, plans, ticket de caisse froissé. Des comédiens tiennent parfois les rôles clés et répondent aux interrogatoires en restant dans leur personnage.

Atouts

  • Costumes, décor et jeu d'acteur créent l'ambiance la plus forte
  • On se dispute les pièces à conviction, on les compare à la lumière d'une lampe
  • Personne ne regarde un écran de la soirée

À prévoir

  • Livrets, pièces et décor à concevoir puis imprimer
  • Un maître du jeu, et des comédiens pour une enquête grandeur nature
  • Un nombre de joueurs fixé par le nombre de rôles ou de dossiers

Idéal pour : une soirée privée, un dîner d'entreprise, un week-end dans un gîte ou un château.

Murder party en version hybride

L'application et quelques objets sur place

L'application guide les équipes d'un lieu à l'autre et leur livre les interrogatoires enregistrés. Sur place, de vraies pièces à conviction les attendent, et un ou deux comédiens incarnent les suspects que l'on interroge en face.

Atouts

  • L'émotion d'un vrai comédien sans en payer six
  • L'application joue les suspects secondaires
  • Des étapes sans géolocalisation pour passer de la rue à l'intérieur d'un bâtiment

À prévoir

  • Une coordination précise entre ce que dit l'application et ce que disent les comédiens
  • Une répétition complète avec eux avant le jour J

Idéal pour : une soirée de séminaire ou un événement grand public qui veut un temps fort.

On vous aide à choisir

Digitale, physique ou hybride : laquelle pour votre projet ?

Racontez-nous votre lieu, votre public et votre date dans la discussion. Un concepteur vous dira quelle version il choisirait à votre place, et pourquoi, avec un devis.

Notre position est assez simple. Pour huit à quinze amis qui aiment jouer la comédie, rien ne bat une soirée à rôles sur papier. Dès que le groupe dépasse la vingtaine, ou que vous voulez emmener les joueurs dehors, le digital ou l’hybride vous évitent de recruter un comédien par suspect et laissent chaque équipe avancer à son rythme.

Comment créer une murder party en 7 étapes

Une murder party se construit à l’envers : on écrit la fin, puis on cache ce qu’on a écrit. Les sept étapes ci-dessous valent pour la soirée à rôles comme pour l’enquête, et pour les trois versions.

1. Écrire la solution avant tout le reste

Commencez par la vérité, même si personne ne la lira avant la dernière scène. Qui était la victime, et pourquoi tant de monde lui en voulait. Qui l’a tuée, avec quoi, où, et pour quelle raison. Puis la chronologie, minute par minute, de la soirée du crime : où se trouvait chaque personnage, avec qui, et ce qu’il a pu voir ou entendre.

Ce document ne sera jamais distribué, et c’est pourtant le plus précieux de tous. Chaque fois que vous écrirez un alibi ou un indice, vous reviendrez vérifier qu’il colle à la chronologie. Une murder party qui déraille, c’est presque toujours un indice écrit au fil de l’eau qui contredit sans le vouloir la vérité.

2. Créer des suspects qui ont tous quelque chose à cacher

Quatre à six suspects, c’est la bonne fourchette. À trois, le coupable se devine à l’entracte. À huit, les joueurs ne retiennent plus qui est qui. Chaque suspect a besoin de quatre éléments.

ÉlémentSon rôle dans l’enquêteExemple
Un mobileIl aurait pu vouloir la mort de la victimeUn héritage, une dette, une jalousie
Un alibiIl dit où il se trouvait au moment du crime« J’étais au jardin, seul »
Un secretCe qu’il cache, sans rapport avec le crimeUne liaison, une fraude, une fausse identité
Un mensongeCe qu’il affirme et que les indices démententIl prétend ne pas connaître la victime

Tout tient dans cette idée : tous les suspects mentent, un seul a tué. Les innocents mentent pour protéger leur secret, et cela les rend suspects. Le coupable ment pour se couvrir. Le plaisir des joueurs, c’est d’apprendre à faire la différence.

Dans une soirée à rôles, chaque invité reçoit le livret de son personnage : ce qu’il sait, ce qu’il doit taire, ce qu’il cherche à obtenir des autres. Dans une enquête, ces éléments passent par les témoignages, qu’un comédien joue en direct ou que l’application GeoGaming présente en vidéo, en audio ou en bulles de dialogue avec le portrait du personnage.

3. Semer des indices qui n’accusent qu’une personne

Un bon indice vise toujours quelqu’un, pour l’accabler ou pour le disculper. On en distingue trois sortes : les indices matériels (un objet, une trace, un ticket), les témoignages (ce qu’un personnage a vu ou entendu) et les documents (une lettre, un testament, un relevé de compte, un agenda).

Quelques règles évitent bien des soirées gâchées. Une fausse piste est la bienvenue si un autre indice permet de l’écarter, sinon elle devient une injustice. Chaque innocent doit pouvoir être blanchi par au moins un indice, qu’il s’agisse d’un alibi confirmé, d’un mobile qui tombe ou d’un mensonge enfin expliqué par son secret. Et à la fin, en relisant avec votre chronologie, un seul suspect doit rester possible. S’il en reste deux, les joueurs accuseront à pile ou face, et ils le sentiront.

En version digitale, les indices peuvent se déclencher là où ils ont du sens : le témoignage du libraire quand l’équipe arrive devant sa boutique, la lettre déchirée une fois qu’une énigme est résolue. Les étapes cachées et les embranchements de l’éditeur réservent un indice à l’équipe qui a posé la bonne question.

4. Découper la partie en actes

Si vous donnez tous les indices au début, l’enquête est pliée en vingt minutes, ou elle s’enlise. Découpez-la en trois actes. Le premier présente le crime, les suspects et les premiers témoignages ; à ce stade, tout le monde paraît coupable. Le deuxième fait sortir les secrets : un alibi s’effondre, un aveu partiel tombe, parfois un second événement relance l’affaire. Le troisième apporte les derniers indices et le temps de délibérer, avant que chaque équipe ne rende son accusation complète.

Chaque fin d’acte doit déplacer les soupçons. Le suspect préféré de la table se disculpe, le personnage discret devient central. Ce va-et-vient donne aux joueurs l’impression de mener une enquête pour de bon, et il relance l’attention de ceux qui commençaient à décrocher.

5. Choisir le terrain

Une soirée à rôles tient dans un salon, à condition d’offrir quelques coins où les personnages peuvent se parler à l’écart. Une enquête grandeur nature a besoin d’espace : un lieu par témoin ou par pièce à conviction, dans les allées d’un domaine, les salles d’un château ou les rues d’un quartier.

C’est en ville que le format se transforme le plus. Les équipes vont interroger la fleuriste, l’ancien majordome ou le patron du café, chacun dans un vrai décor, et la balade fait partie de l’histoire. Gardez un périmètre resserré, six à dix lieux sur un ou deux kilomètres, et faites le tour à pied pour vérifier horaires, passages piétons et autorisations, comme l’explique notre méthode de repérage. Pour la partie qui se joue à l’intérieur, l’éditeur propose des étapes sans géolocalisation.

Deux enquêteurs consultent un indice sur leur téléphone, sur la Grand-Place de Lille, pendant une enquête en ville

6. Faire relire, puis jouer à blanc

Donnez le dossier complet à quelqu’un qui ne connaît pas l’histoire et posez-lui une seule question : qui est coupable, et comment le savez-vous ? S’il hésite, il manque un indice. S’il trouve en cinq minutes, il y en a un de trop, ou il est trop visible.

Faites ensuite jouer la partie en conditions réelles à un groupe test. Chronométrez chaque acte, notez les fausses pistes qui durent trop longtemps et les accusations lancées au hasard. En version hybride, cette répétition se fait avec les comédiens : leurs réponses doivent coller mot pour mot à ce que racontent les témoignages enregistrés.

7. Mener la partie et révéler la vérité

L’ambiance commence avant le crime. Un faire-part de décès glissé dans l’invitation, un journal du jour posé sur les tables, une lettre remise à l’accueil : les joueurs entrent dans l’histoire avant même le briefing. Pendant l’enquête, le maître du jeu distribue les révélations à la fin de chaque acte ; en version digitale, l’organisateur suit en direct la progression de chaque équipe depuis l’éditeur.

La fin mérite le plus grand soin. Faites voter toutes les équipes avant de dire quoi que ce soit, puis racontez la vérité de bout en bout, chronologie à l’appui. Chacun découvre alors ce qu’il avait sous les yeux sans le voir, et c’est de ce moment que les joueurs parlent encore le lendemain.

Quel thème choisir pour une murder party ?

Le thème fixe les personnages, le décor et le ton. Voici ceux qui fonctionnent bien, du plus classique au plus inattendu.

  1. Le manoir anglais des années 1920. Un héritage, un majordome, un testament modifié la veille : le classique qui ne déçoit jamais, et le plus facile à costumer.
  2. Le cabaret parisien. Une meneuse de revue retrouvée dans sa loge, des musiciens jaloux, un propriétaire endetté.
  3. Le grand hôtel de la Belle Époque. Les clients d’un palace, un bijou disparu le même soir que son propriétaire.
  4. La croisière. Un huis clos parfait, puisque personne n’a pu quitter le navire.
  5. Le western. Un saloon, un shérif véreux, une concession d’or que tout le monde convoite.
  6. Le tournage de film. La star meurt entre deux prises ; les techniciens avaient chacun leurs raisons.
  7. L’entreprise imaginaire. Pour un séminaire : un directeur fictif, un projet secret, des rivalités qui rappellent vaguement la vie de bureau, sans jamais viser personne.
  8. La légende locale. Pour une enquête en ville, un fait divers inventé qui s’appuie sur l’histoire du quartier, ses vieilles enseignes et ses passages oubliés.

Pour des adolescents, remplacez volontiers le meurtre par une disparition ou un vol : l’enquête reste la même, l’ambiance est plus légère.

Un exemple de scénario à adapter : « Le dernier cru du château Vauclair »

Voici un scénario imaginé pour cet article. Il tient sur une soirée de deux heures et demie, en version à rôles pour huit à douze joueurs, ou en enquête avec les suspects joués par l’application ou par des comédiens.

Le cadre. Bourgogne, 1952. Le comte Aymeric de Vauclair réunit ses proches pour présenter le premier millésime de son nouveau vignoble. À 22 h 40, on le retrouve mort dans le chai, une carafe renversée à ses pieds. Le vin était empoisonné.

Les cinq suspects :

  • Hélène, son épouse. Mobile : elle hérite du domaine. Alibi : elle accueillait les invités au salon. Secret : elle prépare son départ avec le notaire. Mensonge : elle dit ne pas être descendue au chai de la soirée.
  • Lucien, le maître de chai. Mobile : le comte voulait le renvoyer. Alibi : il remplissait les verres en terrasse. Secret : il revend des bouteilles en cachette. Mensonge : il affirme avoir rendu la clé du chai à 21 h.
  • Margot, la nièce. Mobile : son oncle refusait de financer son voyage en Amérique. Alibi : elle jouait du piano. Secret : elle a contracté une dette de jeu. Mensonge : elle prétend ne pas fumer, alors qu’on trouvera son étui.
  • Le docteur Ferrand. Mobile : le comte savait qu’il avait falsifié un certificat. Alibi : il examinait un invité souffrant. Secret : ce certificat a permis à son fils d’échapper à la guerre. Mensonge : il dit ne pas posséder de poison.
  • Paul Garnier, le négociant. Mobile : le comte venait d’annuler leur contrat. Alibi : il téléphonait depuis le vestibule. Secret : il est ruiné. Mensonge : il affirme n’avoir jamais vu la carafe.

Le coupable. Lucien, le maître de chai. Le comte avait découvert ses ventes clandestines et comptait le dénoncer le lendemain.

Les indices décisifs. Le registre de la cave, retrouvé au deuxième acte, montre que la clé du chai n’a été rendue qu’à 22 h 55, ce qui ruine le mensonge de Lucien. La cuisinière confirme qu’Hélène ne l’a pas quittée entre 22 h et 23 h : elle est innocente, et son mensonge s’explique par sa liaison avec le notaire. La facture du pharmacien prouve que le flacon de poison du docteur Ferrand est resté plein, et le relevé téléphonique du vestibule confirme l’appel de Garnier. Margot est blanchie par son étui à cigarettes, retrouvé sur le piano et non dans le chai.

Les révélations de fin d’acte. À la fin du premier acte, on apprend que le vin a été empoisonné, et non la carafe. À la fin du deuxième, la liaison d’Hélène éclate au grand jour et fait d’elle la suspecte idéale. Au début du troisième, le registre de la cave réapparaît dans la poche d’un manteau, et tout bascule.

Gardez la structure, changez l’époque et le décor : le même mécanisme fonctionne dans un cabaret, sur un paquebot ou dans les bureaux d’une entreprise imaginaire.

Ce que nous apprennent nos parcours

Les chiffres de notre catalogue portent sur des jeux de piste et des enquêtes joués dehors, pas sur des soirées à rôles. Ils en disent long, en revanche, sur ce qui fait la réussite d’une murder party en ville.

66 min

durée médiane d'un parcours

1,5 km

distance médiane à pied

91 %

des avis à 4 ou 5 étoiles

2 219

avis de joueurs analysés

La moitié des 140 parcours que nous avons pu mesurer dure entre 50 et 92 minutes, pour 0,9 à 2,3 km de marche. Les parcours d'une à deux heures recueillent 76 % des avis et une note moyenne de 4,60/5, contre 4,47/5 pour ceux de moins d'une heure.

Sur les 425 avis accompagnés d'un commentaire, la note moyenne est de 4,47/5. Elle baisse nettement quand le joueur parle du GPS ou de la localisation (14 avis, 3,64/5), et quand il évoque une énigme trop difficile ou un blocage (21 avis, 3,95/5).

Pour une enquête en ville, ces repères invitent à viser une partie d’une heure et demie à deux heures sur un périmètre court : le temps doit aller aux interrogatoires et à la délibération, pas à la marche. Ils montrent aussi ce qui agace les joueurs. Un témoin qui ne se déclenche pas parce que la zone GPS est trop étroite, ou une équipe bloquée faute d’indice de relance, gâchent une enquête plus sûrement qu’un scénario un peu convenu. Élargissez les zones de validation autour des témoins et gardez en réserve un indice pour l’équipe qui s’égare.

Source : catalogue de la billetterie GeoGaming, 273 parcours et 2 219 avis de joueurs, chiffres recalculés en octobre 2026.

9 conseils de concepteurs pour une murder party réussie

  1. Écrivez la chronologie avant les personnages. Sans elle, vous vous contredirez dès le troisième indice.
  2. Donnez à chaque suspect un objectif personnel en plus de se disculper : récupérer une lettre, cacher une dette, démasquer un rival. En soirée à rôles, c’est ce qui fait jouer les innocents.
  3. Montrez le coupable dès le premier acte. Un meurtrier sorti du chapeau dans la dernière scène frustre tout le monde.
  4. Faites converger deux ou trois indices vers la vérité. Si tout repose sur un seul, il suffit qu’il passe inaperçu pour que l’enquête s’effondre.
  5. Prévoyez des rôles pour les timides : un témoin qui détient une information clé sans avoir à improviser, ou le greffier qui tient le registre des preuves.
  6. Envoyez les rôles une semaine avant, avec deux ou trois idées de costume. Les invités arrivent déjà dans leur personnage, et la soirée démarre plus vite.
  7. Exigez une accusation complète, avec le coupable, le mobile et l’arme. Trouver le bon nom par chance ne doit pas suffire pour gagner.
  8. Gardez un indice de secours dans votre poche pour la table qui tourne en rond depuis vingt minutes.
  9. Offrez un souvenir à la fin : la photo de groupe, le classement, ou le récap photo de la partie envoyé à chaque participant.

Une équipe d'entreprise réunie dans un escalier, tout sourire, après une animation de séminaire

Combien coûte une murder party ?

Le prix d’une murder party tient surtout au temps d’écriture et à la présence de comédiens, bien plus qu’au matériel.

PosteSoirée à rôles faite maisonEnquête conçue sur mesure
ÉcriturePlusieurs soirées de votre tempsScénario, suspects, témoignages et indices écrits pour votre groupe
SupportsLivrets imprimés, quelques accessoires de récupérationVidéos ou audios des témoins, pièces à conviction, décor
AnimationVous, en maître du jeuUn maître du jeu, et des comédiens si vous le souhaitez
Faire jouerRien de plusSelon la version et le nombre d’équipes

Si vous montez l’enquête vous-même dans l’éditeur GeoGaming, sa création ne coûte rien : la facture n’arrive que lorsque vos équipes jouent, sous forme de crédits ou d’un pass calé sur la date de l’événement. Confiée à nos équipes, une murder party se chiffre sur devis, selon la longueur de l’enquête, le nombre de suspects, le degré de personnalisation et la présence de comédiens.

Confier l’enquête à nos auteurs, ou l’écrire vous-même ?

Nos services de conception

Nos concepteurs créent votre murder party

  • Nous écrivons le crime, la solution et la chronologie pour votre lieu ou votre entreprise
  • Nous créons les suspects, leurs secrets, leurs témoignages et les indices
  • Nous enregistrons ou filmons les témoins et illustrons les personnages
  • En version physique ou hybride, nous préparons livrets, pièces à conviction, décor et comédiens
  • Nous faisons jouer l'enquête à blanc, et nous pouvons l'animer le soir même

Sur devis, partout en France, avec notre équipe ou nos concepteurs partenaires. Voyez ce que nous avons déjà produit dans nos réalisations.

Éditeur GeoGaming, gratuit

Vous le créez vous-même, sans code

  • Vous placez témoins et indices sur la carte, ou dans des étapes sans géolocalisation
  • Vous faites parler vos suspects en bulles de dialogue, en audio ou en vidéo
  • Vous réservez certains indices aux équipes qui posent la bonne question, grâce aux étapes cachées
  • Vous essayez l'enquête sur votre téléphone, puis vous la publiez en privé pour votre groupe

Pour ne pas partir de zéro, nos modèles d'aventures arrivent avec leur scénario et leurs énigmes, à adapter à votre lieu.

Des projets proches, pour les entreprises et l’événementiel

Nous n’avons pas encore publié de fiche consacrée à une murder party. Les deux projets ci-dessous en sont les plus proches : des jeux en équipes, construits sur notre moteur de jeu pour des séminaires et des animations d’entreprise. En Corse, l’agence Corse Incentive crée dans notre éditeur les rallyes de ses séminaires, pour des milliers de participants. L’agence Babasport y construit tous ses teambuildings, ses visites de ville et ses EVJF personnalisés, et y pilote ses animations.

Pour une enquête jouée par vos collaborateurs, voyez aussi notre page team building et le team building personnalisé, écrit à partir de votre entreprise. Nos articles sur les formats pour animer un séminaire et sur la fête de fin d’année d’entreprise situent la murder party parmi les autres animations, et nos pages pour les entreprises et les agences événementielles détaillent nos accompagnements. Si votre groupe préfère les énigmes contre la montre, lisez notre guide pour créer un escape game extérieur.

Questions fréquentes

Combien de joueurs faut-il pour une murder party ?

Une soirée à rôles se joue idéalement entre 8 et 20 joueurs, chacun incarnant un suspect ou un témoin. Au-delà, on passe à une enquête en équipes : les joueurs deviennent les enquêteurs, par groupes de deux à six, et le nombre d'équipes n'est limité que par l'espace ou, en version physique, par le nombre de dossiers.

Combien de temps dure une murder party ?

Comptez deux à trois heures de jeu, réparties en trois actes, plus une vingtaine de minutes pour la révélation finale. Une enquête en ville sur smartphone, avec moins de suspects, peut tenir en une heure et demie.

Comment écrire un scénario de murder party ?

Commencez par la solution et la chronologie minute par minute du crime, puis créez quatre à six suspects dotés d'un mobile, d'un alibi, d'un secret et d'un mensonge. Semez ensuite des indices qui blanchissent chaque innocent et ne laissent qu'un coupable possible, et faites relire le tout par quelqu'un d'extérieur avant de jouer.

Peut-on organiser une murder party en extérieur ?

Oui, c'est même l'une des formes les plus réussies. Les joueurs deviennent des enquêteurs qui vont de lieu en lieu interroger les témoins et trouver les pièces à conviction, dans un domaine, un quartier ou une ville. Avec GeoGaming, chaque lieu peut faire apparaître un témoignage en vidéo, en audio ou en bulles de dialogue.

Faut-il des comédiens pour une murder party ?

Non. Dans une soirée à rôles, ce sont les invités qui jouent les suspects, et dans une enquête sur smartphone les témoignages sont enregistrés. Un ou deux comédiens apportent beaucoup d'émotion à une version physique ou hybride, mais ils restent un bonus.

Une murder party convient-elle à un team building ?

Oui, à condition de choisir la bonne forme. L'enquête en équipes fait coopérer les collaborateurs et accueille un groupe nombreux, alors que la soirée à rôles demande à chacun de jouer la comédie et convient mieux à une petite équipe qui se connaît. Elle trouve très bien sa place en soirée de séminaire.

Peut-on faire une murder party avec des ados ?

Oui, à partir de 13 ou 14 ans environ. Remplacez volontiers le meurtre par une disparition ou un vol, gardez des personnages bien typés et des indices concrets, et ramenez la partie à deux heures. Les adolescents adorent accuser : prévoyez un vote final bien théâtral.

Peut-on faire créer une murder party sur mesure ?

Oui. Nos concepteurs écrivent le crime, les suspects et les indices pour votre lieu ou votre entreprise, en version digitale, physique ou hybride, et peuvent animer la partie le jour venu. Décrivez votre projet dans la bulle de discussion pour recevoir une proposition et un devis.

Un projet de murder party ? Parlons-en

Dites-nous votre lieu, votre public et votre date. Nous vous aidons à choisir entre une version digitale, physique ou hybride, et nous revenons vers vous avec une proposition.