Qu’appelle-t-on un parcours de médiation numérique ?
Un parcours de médiation numérique est une visite que le visiteur fait avec son propre téléphone, et qui lui explique ce qu’il a sous les yeux : une œuvre, une façade, une rue, un paysage. Il s’écoute ou se lit étape par étape, il montre ce qu’on ne voit plus (un bâtiment disparu, une photo de 1900, un plan ancien) et il peut, si on le souhaite, poser des questions ou proposer un jeu.
Une précision avant d’aller plus loin, parce que le terme prête à confusion. Dans les mairies, « médiation numérique » désigne aussi l’accompagnement des habitants aux usages du numérique, celui des conseillers numériques et des espaces France Services. Ce n’est pas notre sujet ici. Nous parlons de médiation culturelle numérique : un dispositif qui sert à faire comprendre et aimer un lieu, un musée ou un territoire.
Ce type de parcours porte beaucoup de noms selon qui le commande. Les musées parlent de dispositif de médiation numérique, de compagnon de visite ou de visite augmentée. Les offices de tourisme et les agences départementales disent parcours numérique touristique, circuit découverte ou balade connectée. Les services patrimoine des communes parlent de parcours d’interprétation ou de parcours patrimonial. Derrière ces mots, la question reste la même : comment faire lever les yeux du visiteur, et pas seulement les baisser vers un écran ?
| Parcours de médiation numérique | Audioguide classique | Jeu de piste | |
|---|---|---|---|
| Objectif premier | Faire comprendre un lieu | Commenter une collection | Faire jouer en découvrant |
| Support | Le téléphone du visiteur, parfois un livret | Un appareil prêté ou loué | Le téléphone, un livret |
| Contenus | Textes, audio, archives, vidéo, réalité augmentée | Audio | Énigmes, anecdotes |
| Part de jeu | Au choix, de nulle à forte | Aucune | Forte |
| Où | Dans un musée, sur un site, dans toute une ville | Dans le bâtiment | Surtout en extérieur |
| Ce que l’on mesure | Visites, étapes consultées, durée, avis | Locations d’appareils | Parties jouées, scores |
Faut-il en faire un jeu ?
Pas forcément, et c’est souvent la première question qu’on nous pose. Un parcours de médiation peut rester une visite pure, où le visiteur avance à son rythme d’un point à l’autre et écoute ce qu’on lui raconte. Il peut aussi glisser une question à chaque étape, pour vérifier qu’on a bien regardé. Ou devenir une vraie enquête, avec un personnage, une intrigue et une fin.
Notre expérience est assez simple. Plus le public est jeune ou familial, plus un peu de jeu aide : les enfants restent attentifs quand ils ont quelque chose à trouver, et les parents suivent. Pour un public adulte venu pour la collection, une question par étape suffit souvent, posée comme une invitation à regarder plutôt que comme un contrôle. Et pour toucher un public qui ne pousse jamais la porte d’un musée, le jeu fait la différence : au Trocadéro, le Pacte des Arts a compté 6 889 réservations en un seul week-end, dont un quart en version enfant, dans dix musées et lieux culturels parisiens qui cherchaient justement ce public.
Ce qu’il faut éviter, c’est le jeu plaqué sur un contenu qui n’en a pas besoin. Si l’énigme n’apprend rien sur le lieu, elle distrait au lieu de servir la médiation. Nos guides pour créer un jeu de piste ou un escape game extérieur vont plus loin sur la partie ludique.
Quel support choisir : le téléphone, le livret ou les deux ?
Le téléphone du visiteur fait presque tout, mais il n’est pas toujours seul. Certains publics préfèrent le papier, certains lieux ont déjà des panneaux, certains moments demandent un objet qu’on tient en main.
Parcours de médiation numérique en version 100 % digitale
Tout se joue dans l'application
Le visiteur scanne un QR code à l'entrée ou ouvre un lien, sans rien installer s'il le souhaite. Son téléphone lui indique le point suivant, lui fait écouter un récit, lui montre une archive ou fait apparaître en réalité augmentée ce qui a disparu.
Atouts
- Rien à installer dans les salles ni dans la rue
- Plusieurs langues, l'écoute en audio, la mise à jour en un clic
- Accessible toute l'année, aux heures où l'accueil est fermé
- La fréquentation se suit dans des statistiques
À prévoir
- Une signalétique au départ pour que les visiteurs sachent que le parcours existe
- Des contenus produits avec soin : sur un écran, une photo floue ou un son mal enregistré se remarquent tout de suite
Idéal pour : un centre historique, un site en accès libre, un musée qui veut prolonger la visite hors les murs, un département qui relie plusieurs villes.
Parcours de médiation numérique en version physique
Livret de jeu, accessoires, sans écran
Le visiteur reçoit à l'accueil un livret de visite ou un carnet d'explorateur, et suit les panneaux d'interprétation installés sur le site. Un médiateur peut l'accompagner pour les groupes et les scolaires.
Atouts
- Aucune barrière technique, ni téléphone ni batterie
- Un objet que les enfants gardent
- Le médiateur adapte son discours au groupe qu'il a devant lui
À prévoir
- Une impression à refaire à chaque correction ou chaque nouvelle langue
- Des panneaux à poser, à entretenir et à faire valider par la commune ou par l'architecte des Bâtiments de France près d'un monument protégé
- Un médiateur disponible pour les visites accompagnées
Idéal pour : les groupes scolaires, les publics peu à l'aise avec le téléphone, une première année de test avant d'investir.
Parcours de médiation numérique en version hybride
L'application et quelques objets sur place
Le visiteur suit un livret ou des panneaux, et des QR codes posés aux bons endroits ouvrent sur son téléphone ce que le papier ne peut pas donner : une voix, une vidéo, un bâtiment reconstitué en 3D, une archive qu'on agrandit.
Atouts
- Chacun choisit son niveau d'approfondissement
- Les panneaux existants reprennent vie sans être remplacés
- Les étapes en intérieur se jouent sans géolocalisation, les extérieures au GPS
À prévoir
- Des supports physiques à poser et à vérifier
- Une cohérence à tenir entre le texte imprimé et le contenu numérique
Idéal pour : un musée avec un parcours extérieur, un site patrimonial qui a déjà sa signalétique, une ville qui veut enrichir ses plaques historiques.
On vous aide à choisir
Digitale, physique ou hybride : laquelle pour votre projet ?
Racontez-nous votre lieu, votre public et votre date dans la discussion. Un concepteur vous dira quelle version il choisirait à votre place, et pourquoi, avec un devis.
Pour un territoire ou un site ouvert en permanence, nous conseillons presque toujours de commencer par le numérique : il coûte peu à corriger, il parle plusieurs langues et il dit combien de personnes l’utilisent. Le papier garde sa place pour les scolaires et pour les visiteurs qui ne veulent pas de téléphone, et rien n’empêche de proposer les deux.
Comment créer un parcours de médiation numérique en 6 étapes
Musée, commune ou agence départementale, le travail suit le même ordre. Ce qui change, c’est qui valide les contenus et l’échelle du parcours : une salle, un quartier ou six villes.
1. Partir des publics, pas des contenus
Le réflexe le plus courant est de partir de tout ce qu’on sait sur le lieu, et de chercher ensuite comment le faire tenir dans un téléphone. Le parcours devient alors un catalogue que personne ne lit jusqu’au bout. Nous faisons l’inverse : on nomme d’abord deux ou trois publics précis (les familles du week-end, les touristes étrangers, les classes de primaire, les adolescents qui ne viennent jamais), et pour chacun ce qu’il doit avoir compris ou ressenti en repartant.
Cette liste devient votre grille de tri. Une anecdote magnifique qui ne sert aucun de ces publics peut rester dans un livre. Une notion difficile mais essentielle mérite qu’on la raconte deux fois, autrement.
2. Choisir le récit et doser le jeu
Un parcours tient mieux quand quelque chose relie les étapes. Ce peut être une simple promenade chronologique, un témoin qui raconte (un tailleur de pierre, une enfant du quartier en 1920, un conservateur), ou une enquête à mener d’un point à l’autre. La voix d’un personnage marche particulièrement bien en audio : dans l’application GeoGaming, il prend aussi la parole en bulles de dialogue, avec son portrait.
C’est à ce moment qu’on décide de la part de jeu, à partir des publics de l’étape précédente. Une question à choix multiple pour vérifier qu’on a regardé le bon détail, une photo à prendre du même point de vue qu’une carte postale ancienne, un indice à retrouver sur la façade : ce sont des gestes qui gardent l’attention sans transformer la visite en compétition.
3. Rassembler et valider les contenus
C’est l’étape la plus longue, et celle où se joue la qualité. Les textes s’écrivent avec ceux qui connaissent le lieu : conservateurs, archivistes, guides-conférenciers, historiens locaux, associations. Prévoyez dès le départ qui relit et qui valide, sinon le calendrier glisse.
Côté médias, un bon parcours mélange les supports. Une photo d’archive montrée exactement à l’endroit où elle a été prise fait plus d’effet qu’un long paragraphe. Un son (la cloche, le marché, une voix) installe une ambiance en dix secondes. La réalité augmentée prend tout son sens pour montrer ce qui a disparu ou ce qu’on ne peut pas toucher, à condition de la réserver aux deux ou trois points qui la justifient. Les droits des images et des archives se règlent à ce moment-là, pas la veille du lancement.

4. Placer le parcours dans les lieux
Chaque étape doit correspondre à quelque chose à regarder, sinon le visiteur lit son téléphone au milieu d’un trottoir sans savoir pourquoi il est là. En extérieur, le GPS déclenche l’étape quand le visiteur arrive, et la zone de déclenchement se règle étape par étape, plus large en pleine campagne, plus précise dans une rue étroite. En intérieur, où le GPS ne fonctionne pas bien, l’étape se lance sans géolocalisation, par un QR code ou un simple bouton.
Pour un parcours de ville, nous visons en général huit à douze étapes sur un à deux kilomètres, avec des bancs et de l’ombre sur le trajet. Pour un musée, la contrainte est inverse : on ne choisit pas les œuvres, il faut composer avec l’accrochage, les prêts et les salles fermées. Allez faire le parcours sur place avec le plan à la main, aux heures d’ouverture réelles.
5. Rendre la visite accessible à tous
Un parcours de médiation est un service public autant qu’un produit, et l’accessibilité n’est pas une option qu’on ajoute à la fin. Concrètement, cela veut dire proposer l’écoute en audio pour ceux qui lisent mal ou voient mal, des textes courts et des phrases simples, une version en facile à lire et à comprendre si votre public le demande, plusieurs langues pour les touristes, et un trajet praticable en poussette ou en fauteuil, signalé clairement s’il ne l’est pas.
Pensez aussi à la durée. Tout le monde n’a pas une heure et demie : un parcours qui propose une version courte, ou qu’on peut quitter et reprendre plus tard, retient bien plus de visiteurs. Et prévoyez le cas où le réseau manque, dans une église ou des remparts épais : un parcours téléchargé à l’avance se suit hors connexion.
6. Tester, lancer et mesurer
Testez avec des visiteurs qui ne connaissent ni le lieu ni le projet, et regardez-les faire sans les aider. Vous verrez tout de suite les étapes où ils cherchent où regarder, les textes trop longs, les sons inaudibles à cause de la circulation.
Le lancement compte autant que la conception. Un parcours que personne ne voit n’est pas utilisé : affiche avec QR code à l’entrée et au départ, mention à l’accueil, relais par l’office de tourisme, les écoles et les réseaux de la commune. Ensuite, les statistiques de fréquentation disent combien de personnes l’ont commencé, combien sont allées au bout et où elles ont décroché. C’est le meilleur argument pour le bilan auprès des élus ou des financeurs, et pour décider de la suite.
Application dédiée, marque blanche ou plateforme existante ?
C’est la question qui revient chez les départements et les agences de tourisme, et elle mérite qu’on la pose tôt.
| Solution | Ce que c’est | À privilégier quand |
|---|---|---|
| Plateforme existante | Le parcours est publié sur une application déjà installée, comme GeoGaming, ou joué dans le navigateur | Vous voulez lancer vite, sans développement ni maintenance |
| Marque blanche | La même technologie, sous le nom et les couleurs de votre territoire | Vous voulez une application à votre image et plusieurs parcours dans la durée |
| Application développée sur mesure | Un développement propre au projet | Le besoin ne rentre dans aucun outil existant, et le budget de maintenance est prévu |
Le Département des Yvelines a choisi la marque blanche : l’application EVA, Les Tisseurs du temps, tourne sur notre moteur de jeu, avec un espace où les partenaires créent leurs propres enquêtes. Plus de 120 enquêtes y ont été publiées dans 37 communes depuis 2022, dont celles de neuf partenaires. Pour une commune qui veut simplement un premier parcours clé en main, Les Trésors de Geolinfo se déploient en 48 heures sur ses points d’intérêt.
Les questions à poser à un prestataire avant de signer
Marché public ou simple consultation, ces questions évitent les mauvaises surprises :
- Le visiteur doit-il télécharger une application, créer un compte, ou peut-il jouer à partir d’un simple lien ou d’un QR code ?
- Le parcours fonctionne-t-il hors connexion, et en intérieur sans GPS ?
- Pouvons-nous modifier nous-mêmes un texte, une photo ou une étape après le lancement, sans payer une intervention ?
- Combien de langues, et qui fait les traductions ?
- Quelles statistiques de fréquentation recevrons-nous, et sous quelle forme ?
- Où sont hébergées les données des visiteurs, et le dispositif est-il conforme au RGPD ?
- À qui appartiennent les contenus produits, et que devient le parcours si nous arrêtons l’abonnement ?
- Un kit de communication est-il prévu pour faire connaître le parcours ?
Chez GeoGaming, le visiteur peut jouer sans compte depuis un lien ou un QR code, les parcours compatibles se suivent hors connexion, vous gardez la main sur les contenus dans l’éditeur, et les données sont hébergées en France.
Des idées de thèmes pour votre parcours
- Une époque disparue, racontée là où elle a laissé des traces : la ville médiévale sous la ville actuelle, avec les remparts reconstitués en réalité augmentée.
- Un métier ou une industrie qui a façonné le lieu : la soie, la pierre, le port, la mine. Le témoin est un ouvrier ou une ouvrière de l’époque.
- Les coulisses du musée : ce que le visiteur ne voit pas, les réserves, la restauration, le choix des œuvres, raconté par l’équipe elle-même.
- Une œuvre, mille regards : un parcours qui suit un seul tableau ou un seul motif à travers les salles.
- La nature en ville : arbres remarquables, jardins, cours d’eau cachés, à faire avec un service espaces verts.
- Les femmes et les hommes du quartier, à partir des noms de rues, des plaques et des archives municipales.
- Une légende locale, racontée comme une enquête pour les familles, avec une question à chaque étape.
- Le territoire vu par un personnage de fiction connu des jeunes : c’est le choix qu’a fait l’agence de tourisme de la Vienne avec l’univers d’Assassin’s Creed.
Un exemple : une même étape pour quatre publics
Imaginons un parcours dans le centre ancien d’une petite ville, et une étape devant une maison à colombages du seizième siècle, qui abritait autrefois une auberge.
La version de base. Le GPS déclenche l’étape quand le visiteur arrive devant la maison. Il entend, en une minute, la voix de l’aubergiste : « Regardez la poutre au-dessus de la porte. Ce bouquet sculpté, c’était mon enseigne : tout le monde savait qu’ici, on servait à boire. » Une photo des années 1900 montre la même façade, avec ses volets d’origine. Un texte de cinq lignes complète, pour ceux qui préfèrent lire.
La question, facultative. « Combien de têtes sculptées décorent la façade ? » Le visiteur compte, répond, et la bonne réponse débloque une anecdote de plus : la visite du roi, ou le voyageur célèbre qui y a dormi, selon ce que disent les archives de votre ville.
La version facile à lire. Trois phrases courtes : « Cette maison est très vieille. Avant, c’était une auberge. On y mangeait et on y dormait. » Puis la photo ancienne, et la même question, illustrée.
La version enfant. L’aubergiste a perdu son enseigne, et l’enfant doit la retrouver sur la façade et la prendre en photo. Il gagne un tampon dans son carnet, numérique ou papier.
La même étape sert ainsi quatre publics, avec un seul travail de recherche. C’est cette façon de décliner qui rend un parcours utile au plus grand nombre sans multiplier les budgets.

Ce que nos parcours disent de la bonne durée
66 min
durée médiane d'un parcours
1,5 km
distance médiane à pied
91 %
des avis à 4 ou 5 étoiles
2 219
avis de joueurs analysés
La moitié des 140 parcours que nous avons pu mesurer dure entre 50 et 92 minutes, pour 0,9 à 2,3 km de marche. Les parcours d'une à deux heures recueillent 76 % des avis et une note moyenne de 4,60/5, contre 4,47/5 pour ceux de moins d'une heure.
Sur les 425 avis accompagnés d'un commentaire, la note moyenne est de 4,47/5. Elle baisse nettement quand le joueur parle du GPS ou de la localisation (14 avis, 3,64/5), et quand il évoque une énigme trop difficile ou un blocage (21 avis, 3,95/5).
Pour une visite de découverte, ces chiffres plaident pour un parcours principal d’une heure à une heure et demie, avec une version courte pour les visiteurs pressés, plutôt qu’une promenade de trois heures que peu de gens termineront. Ils rappellent aussi ce qui fâche le plus les visiteurs : une étape qui ne se déclenche pas. Entre les façades hautes et sous les feuillages, élargissez la zone de déclenchement ; à l’intérieur, passez au QR code. Et si vous ajoutez des questions, gardez-les à la portée de tous : une question qui bloque fait plus de mal à une visite qu’à un jeu.
Nos conseils pour un parcours qu’on termine
- Une étape, une idée. Si vous avez trois choses à dire devant le même bâtiment, gardez la meilleure et mettez les autres dans un « pour aller plus loin ».
- Écrivez pour l’oreille, même quand c’est du texte. Des phrases courtes, du présent, des mots qu’on comprend sans dictionnaire.
- Montrez avant d’expliquer : la photo ancienne, le détail sculpté, la trace sur le mur. L’explication vient ensuite.
- Faites enregistrer les voix par de vraies personnes du lieu quand c’est possible. Un gardien, une archiviste ou un artisan sonnent plus justes qu’un comédien qui lit.
- Annoncez la durée, la distance et l’accessibilité dès le départ, sur l’affiche comme dans l’application.
- Prévoyez la mise à jour : un chantier, une salle fermée, une œuvre prêtée. Le parcours doit pouvoir s’adapter en quelques minutes.
- Regardez les statistiques au bout d’un mois. L’étape où les visiteurs abandonnent vous dit presque toujours quoi raccourcir.
Combien coûte un parcours de médiation numérique ?
Le budget dépend surtout de la quantité de contenus à produire, beaucoup plus que de la technique.
| Poste | Ce qui le fait varier |
|---|---|
| Écriture et recherche | Le nombre d’étapes, le temps de relecture par les équipes scientifiques |
| Médias | Photos, enregistrements audio, vidéos, illustrations, reconstitutions en réalité augmentée |
| Traductions et accessibilité | Le nombre de langues, la version facile à lire, l’audio |
| Supports physiques | Livrets, panneaux, QR codes, selon la version choisie |
| Diffusion | Plateforme existante, marque blanche ou application sur mesure |
| Faire connaître | Affiches, signalétique de départ, relais de communication |
Sur l’éditeur GeoGaming, la création ne coûte rien : vous payez l’utilisation du parcours, par des crédits, un pass sur la durée d’un événement ou un abonnement, ou vous le rendez payant pour les visiteurs. Une conception par nos équipes se chiffre sur devis. Ces projets entrent souvent dans des appels à projets culturels ou touristiques : des régions, comme l’Île-de-France, ont déjà soutenu la création de parcours numériques de découverte du patrimoine, et le programme européen LEADER finance des projets de territoires ruraux. Renseignez-vous auprès de votre région ou de votre groupe d’action locale avant de lancer la consultation.
Le concevoir avec vos équipes ou nous le confier ?
Nos concepteurs créent votre parcours de médiation numérique
- Nous construisons avec vous la grille des publics et le récit du parcours
- Nous écrivons les contenus avec vos conservateurs, archivistes ou guides, et les faisons valider
- Nous produisons voix, photos, vidéos, illustrations et reconstitutions en réalité augmentée
- Nous préparons les traductions, la version facile à lire et les supports papier si besoin
- Nous testons avec des visiteurs et vous fournissons de quoi annoncer le parcours
Sur devis, partout en France, avec notre équipe ou nos concepteurs partenaires. Voyez ce que nous avons déjà produit dans nos réalisations.
Vous le créez vous-même, sans code
- Vos médiateurs placent les étapes sur la carte ou les déclenchent en intérieur
- Ils ajoutent textes, sons, archives, vidéos et questions
- Ils publient en plusieurs langues et corrigent eux-mêmes au fil des saisons
- Vous suivez la fréquentation dans les statistiques
Pour ne pas partir de zéro, nos modèles d'aventures arrivent avec leur scénario et leurs énigmes, à adapter à votre lieu.
Des musées, des sites et des territoires qui l’ont fait
Quatre échelles différentes. À la forteresse royale de Chinon, l’équipe du site écrit elle-même ses aventures grâce à un abonnement GeoGaming et les vend sur place, pour une visite en autonomie. Le Grand Palais a fait circuler environ 5 500 visiteurs entre ses murs, les Invalides et les Champs-Élysées, avec une note moyenne de 4,64 sur 5. L’agence départementale du tourisme de la Vienne a mis en jeu six villes et quarante-deux monuments dans une application gratuite en réalité augmentée. Et le Département des Yvelines pilote sa propre application en marque blanche, ouverte aux communes et aux partenaires.
Forteresse royale de Chinon · Jeu de piste Créer un parcours de visite ludique dans un site touristique Avec un abonnement GeoGaming, la forteresse écrit elle-même ses aventures et les vend sur place, pour une visite en autonomie et en jouant.
Grand Palais · Jeu de piste Faire découvrir le patrimoine parisien à un large public avec un jeu de piste géant Environ 5 500 participants et une note de 4,64/5 pour un jeu d'observation et de découverte qui relie le Grand Palais, les Invalides et les Champs-Élysées.
Agence départementale du tourisme de la Vienne · Chasse au trésor Faire découvrir le patrimoine d'un département avec une application de chasse au trésor en réalité augmentée Six villes, quarante-deux monuments et une application gratuite en réalité augmentée dans l'univers d'Assassin's Creed : un seul dispositif pour faire circuler les visiteurs sur tout un territoire.
Département des Yvelines · Jeu de piste Conception d'un outil ludopédagogique de création de jeux de piste, pilotable par un département Un espace créateur sur notre moteur de jeu et l'application EVA, Les Tisseurs du temps, développée en marque blanche : plus de 120 enquêtes dans 37 communes depuis 2022, dont celles de neuf partenaires. Vous préparez un projet pour un musée ou pour une collectivité ? Nos pages pour les musées et institutions culturelles et pour les collectivités et offices de tourisme racontent comment nous travaillons avec chacun.
Questions fréquentes
Quelle différence entre médiation numérique et inclusion numérique ?
Le même mot recouvre deux métiers. L'inclusion numérique, portée notamment par les conseillers numériques France Services, aide les habitants à utiliser le numérique au quotidien. La médiation culturelle numérique, dont parle ce guide, utilise le numérique pour faire découvrir et comprendre un musée, un monument ou un territoire.
Combien coûte un parcours de médiation numérique ?
Le coût dépend surtout des contenus à produire : nombre d'étapes, enregistrements, vidéos, réalité augmentée, traductions et supports papier. Sur l'éditeur GeoGaming, la création est gratuite et l'on paie l'utilisation ; une conception complète par nos équipes se fait sur devis. Pour une commune, Les Trésors de Geolinfo démarrent à 800 € HT, puis 390 € HT par an.
Les visiteurs doivent-ils télécharger une application ?
Non, ce n'est pas obligatoire. Avec GeoGaming, le visiteur peut suivre le parcours dans le navigateur de son téléphone en scannant un QR code ou en ouvrant un lien, sans créer de compte. L'application, sur iOS et Android, reste disponible pour ceux qui la préfèrent et pour le mode hors-ligne.
Un parcours numérique fonctionne-t-il à l'intérieur d'un musée ?
Oui. À l'intérieur, où le GPS est peu fiable, les étapes se déclenchent sans géolocalisation, par un QR code ou un bouton. Un parcours peut ainsi commencer dans les salles et se poursuivre dans la ville, au GPS.
Faut-il de la réalité augmentée pour un parcours immersif ?
Non. L'immersion vient d'abord du récit, des voix et des images d'archives placées au bon endroit. La réalité augmentée est précieuse pour montrer un bâtiment disparu ou un objet qu'on ne peut pas approcher, mais elle se réserve à quelques étapes qui la justifient.
Comment rendre un parcours de médiation accessible ?
En proposant l'audio pour chaque étape, des textes courts, une version facile à lire et à comprendre, plusieurs langues et des durées différentes, et en indiquant clairement si le trajet est praticable en fauteuil ou en poussette. Un test avec des visiteurs concernés reste le meilleur contrôle.
Peut-on mesurer la fréquentation d'un parcours numérique ?
Oui, c'est l'un de ses grands avantages sur un panneau ou un livret. Les statistiques montrent combien de visiteurs ont commencé le parcours, combien l'ont terminé et où ils se sont arrêtés, ce qui sert à la fois à améliorer le parcours et à en rendre compte aux élus ou aux financeurs.
Peut-on avoir une application aux couleurs de notre territoire ?
Oui, en marque blanche : la technologie GeoGaming sous le nom et l'identité visuelle de votre territoire, comme l'application EVA du Département des Yvelines. C'est la bonne solution quand vous prévoyez plusieurs parcours dans la durée, éventuellement créés par vos partenaires.
